Le savetier et le financier

Huitième Fable de la Femme Fontaine, publiée dans La Mèche n°10.
Texte d’Etienne Liebig.

Un financier chantait du matin jusqu’au soir
C’était merveille de le voir
Il se foutait de tout, recomptant sa fortune
Se gavant de dollars, de thunes
Il chiait abondamment sur toute l’humanité
Et se foutait de ces ratés
Contraints de bosser dans des ateliers pourris
Pour bouffer des saloperies.
A côté de sa banque vivait un savetier
Maigre comme une anorexique
Contraint de se crever dans un putain d’métier
Pour gagner juste assez de fric
Pour donner à becqueter à ces quatre gamins
Ignorant si le lendemain
Il aurait encore la soupe et quelques miettes
A verser pour remplir l’assiette.
Le pauvre type devenant complètement zinzin
Alla un jour voir son voisin
Euh, ça te dirait pas d’échanger nos rôles
Moi, je trouverais ça super drôle
Tu ferais le savetier, ce serait impeccable
Comme La Fontaine avec sa fable
Et moi je ferai le banquier, bourré d’oseille
Hein ? qu’est ce que t’en dis on essaye ?
L’autre le regarde, hilare en se fendant
La gueule « Il est fini ce temps
Aujourd’hui les riches rigolent, se payent des meufs
De grosses bagnoles, des habits neufs
Et surtout ils n’ont pas envie de partager
Alors, tu penses bien… échanger ! »

Moralité

Si tu veux profiter de la richesse
Des bourgeois, tu dois leur prendre dans les fouilles
S’ils te voient, te foutent la police aux fesses
Alors, tu peux leur couper les couilles.

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