Les animaux malades de la chtouille

Quatrième Fable de la Femme Fontaine, publiée dans La Mèche n°6.
Texte d’Etienne Liebig.

Un mal qui répand la terreur
Mal que la bite en sa fureur
Nous a mis bien profond pour nous casser les couilles
Ce mal, appelons le par son nom, c’est la chtouille
La chtouille qui peut enrichir de gros labos
Ruiner la sécu, les mutuelles et faire flipper
Ravageait les bestiaux, décimait les troupeaux
Tous ne mourraient pas mais tous étaient plombés
Nul cul n’attisaient leur désir
Nul pipe n’excitait leur plaisir
Les mâles étaient tous mous du bout
Et les femelles, lasses du trou.

Le petit lion, le petit roi
Et sa cour était pris d’effroi.
-« Il nous faut un coupable, cela est capitale
Il faut lui faire payer tous les frais d’hôpital
Il faut lui faire payer sa vigueur masculine
Les tonnes de cotons et la pénicilline. »
Disait le petit roi à son gouvernement
-« Trouvez moi le fautif et immédiatement »
On chercha dans tout le pays
On ne s’en pris pas aux abbayes
Ni à l’armée, ni la police
elles n’ont jamais la chaude-pisse.

On trouva un jeune lionceau
Tout mignon, frais, puceau
On allait pratiquer à son arrestation
Mais on s’aperçut qu’il avait des relations
Des cousins bien placés, des lions dans la savane
On le laissa et l’on attaqua un âne
-« haro sur le baudet » dit le ruminant
-« C’est fini, nous avons un lobbie maintenant,
comme les chiens, les chats , les loutres
et les loups.  Allez vous faire foutre
cherchez en d’autres à accuser
nous, nous sommes bien organisés »

Il fallait trouver l’animal
Idoine, le coupable idéal
Sans terrier et sans nid, sans  papier et sans fric
Sans armée, sans fusil, sans amis politiques
Passait par là, une troupe de hérissons
Portant des piques pointus en guise de maison
Ils étaient étrangers, venaient de Roumanie
«- Savez vous que marcher sur nos routes est puni »
Dit le roi à toute la troupe
-« Allez, déportation en groupe
La chtouille, c’est vous, la peste aussi,
Que le peuple me remercie »

Moralité

Rien que l’expulsion en famille n’était capable
D’expier leur forfait. On leur fit bien voir
Selon que vous serez puissant ou misérable
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

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